Plusieurs intervenants ayant pris part au colloque international sur l’uléma cheikh Remassi, à Relizane, ont mis l’accent sur la nécessité de l’introduction de l’éducation morale dans les programmes scolaires pour lutter contre la violence qui prend une ampleur inquiétante en Algérie et rétablir la relation et le respect entre l’élève et l’enseignant.

Le cours de morale dispensés dans le cadre de l’éducation morale sont des cours similaires à ceux de l’éducation civique, sauf que ces derniers visent principalement à former l’esprit des jeunes afin de leur permettre d’effectuer des choix lucides, d’apprendre à communiquer avec leur entourage, à agir avec maturité et à être critiques vis-à-vis de leur entourage. Grâce à ces cours, l’élève apprend à recevoir, donner, échanger, partager et comprendre. Et c’est pour construire des générations de jeunes, pour qui la tolérance et la paix comptent énormément, que les intervenants au colloque international sur l’uléma cheikh Remassi, dont les travaux ont pris fin mercredi à Relizane, ont insisté sur l’inclusion de l’éducation morale dans les programmes scolaires. Mettant l’accent sur la particularité de l’éducation dans des écoles soufies, présentée comme un exemple à suivre pour instaurer le respect, la paix et la tolérance dans les écoles algériennes, cheikh Mamoun Kacimi de la zaouia El Hamel, a souligné, l’importance de cette éducation.

Dans son intervention, il a souligné que les zaouias et leurs cheikhs sont les protecteurs de l’identité de la nation et de son patrimoine matériel et spirituel, en plus du rôle de l’éducation, appelant à davantage d’intérêt pour le patrimoine soufi matériel et moral et sa transmission aux générations montantes pour conserver les valeurs d’unité et de concorde.

D’autres intervenants à cette rencontre ont appelé à la nécessité de renforcer «les prêches dans les mosquées afin de consolider la relation de respect et de dévouement entre l’élève et l’enseignant et propager les valeurs des préceptes de l’islam ».

Parmi les autres recommandations énoncées lors de ce colloque, initié par le ministère des Affaires religieuses et Wakfs et la wilaya de Relizane, figure la nécessité de l’enseignement du soufisme dans les instituts de formation des imams et les universités pour inculquer aux générations l’intérêt de la tolérance.

Nourhane S.