4e mandat/Bouteflika affirme qu’il ira jusqu’au bout de son 4e mandat “malgré ma condition physique actuelle”

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Il n’y aura donc pas d’élections présidentielles anticipées. C’est du moins ce que veut nous faire croire Abdelaziz Bouteflika ce samedi 4 juillet dans son message adressé à l’occasion de la commémoration du recouvrement de l’indépendance et de la célébration de la fête nationale de la jeunesse. Un message dans lequel il affirme qu’il ira jusqu’au bout de son 4e mandat “malgré mama condition physique actuelle”, a-t-il reconnu pour la première fois. 

Oui, c’est une première. Depuis ses successives hospitalisations en France à partir de 2005, Bouteflika n’a jamais parlé publiquement dans ses messages de ses soucis de santé. Le tabou est donc brisé. “Vous avez été nombreux à m’interpeller pour que je poursuive la mission dont vous m’aviez déjà honoré trois fois. J’ai répondu à cet appel, acceptant ce sacrifice, malgré ma condition physique actuelle pour laquelle je remercie Dieu, pensant aussi au sacrifice suprême consenti par mes valeureux compagnons tombés au champ d’honneur, dans les rangs de l’Armée de libération nationale”, a-t-il dit clairement dans son message rendu public ce samedi 4 juillet.

Un message dans lequel il coupe court aux rumeurs annonçant son retrait de la vie politique du pays. Dans ce même message, Bouteflika s’adresse directement à l’opposition. “Le peuple algérien a besoin de connaître les propositions alternatives prétendant améliorer son devenir, et il saura ensuite choisir souverainement lors des rendez-vous électoraux de la République. C’est-là le message que j’adresse en ce jour de communion nationale à la classe politique du pays et au premier chef, aux acteurs de l’opposition à laquelle j’exprime ma considération”, a-t-il fait savoir.

“Il y a quelques années seulement, l’Algérie, son peuple et sa démocratie ont très chèrement payé le prix des discours populistes, de la démagogie et du défi à la loi”, a-t-il, néanmoins, mis en garde en appelant les opposants en Algérie à tirer “les leçons de ces amères expériences pour nourrir notre pluralisme politique, associatif et syndical, de joutes nobles autour de programmes alternatifs”.