Les chiffres macro-économiques de l’Algérie sont mauvais. Aujourd’hui, le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis), qui publie périodiquement des rapports sur le commerce extérieur du pays, a indiqué que la balance commerciale de l’Algérie a enregistré un déficit de 7,78 milliards de dollars durant le premier semestre 2015. L’année passée, à la même période, il y avait un excédent de près de 3,2 milliards de dollars.

Ainsi, le pays a exporté pour 19,28 milliards de dollars, en hydrocarbures principalement, alors que les importations se sont établit autour de 27,07 milliards de dollars. Les exportations n’ont couvert que 71% des importations. Le pays est entré donc dans une phase où il achète plus qu’il n’en vend. Ce qui est plus que problématique puisque l’Algérie n’a pas connu ce genre de situation depuis de longues années.

Ces bilans vont certainement pousser, peu à peu, les autorités à adopter des politiques plus prudentes. Il faut dire que le gouvernement a déjà adressé une note aux différents départements ministériels leur demandant de minimiser les dépenses. Mais sur le terrain, chaque ministre, populisme oblige, tente de maintenir les projets de son secteur.

En somme, malgré la chute du prix du baril de presque 50% depuis l’année passée, le pays a maintenu la cadence de ses importations, alors que ses recettes des exportations ont baissés. Le gouvernement puise donc dans les réserves finacières du pays pour combler ce déficit.

Elyas Nour