Pour faire la promotion d’une activité politique, Abdesselam Bouchouareb n’a pas trouvé mieux que de s’appuyer sur les moyens de l’Etat.

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C’est le chargé de communication du ministère de l’Industrie qui a, en effet, informé les médias d’une activité de son ministre. « Monsieur Abdesselam Bouchouareb, Chargé des Relations extérieures et de la Communauté nationale à l’étranger au Rassemblement National Démocratique (RND) a été réélu pour un second mandat au sein du Comité Exécutif de l’International Démocratique Centriste (IDC) en qualité de Vice-Président, aux côtés d’autres hommes et personnalités politiques d’Europe, d’Amérique Latine, d’Asie et d’Afrique », indique ainsi le communiqué du ministère de l’Industrie qui a oublié de préciser que l’activité ne relève pas des prérogatives ministérielles, mais plutôt d’activité purement partisane. Pourtant, le RND dispose bien d’un département chargé de la communication. Ce groupe s’occupe bien du moins pour l’instant, de la communication du RND. Pourquoi mobilise-t-on, alors, les moyens de l’Etat pour faire la promotion d’une activité partisane ?

Il y a quelques jours, un autre ministre du gouvernement, à savoir Abdelkader Messahel, a effectué un déplacement partisan à New-York pour participer, au nom du FLN, à une rencontre de l’Internationale socialiste. Il a bénéficié d’une large couverture des médias publics.

Avant lui, Abdelhamid Temmar, l’inénarrable ministre de l’investissement dans les années 2000, avait fait la promotion d’un livre avec les moyens de son département ministériel. Le hic est que cela n’a choqué personne. Pis, malgré les écrits d’une partie de la presse nationale, aucun responsable n’a daigné s’expliquer.

Mais au système de Bouteflika, tous les écarts sont permis…

Essaïd Wakli