Plus de 150 personnes ont manifesté jeudi 27 mars devant la fac centrale d'Alger. Photo : Algérie-Focus

Le ministère des Affaires étrangères dénonce les « stéréotypes » sur l’Algérie véhiculés par les Etats-Unis dans son Rapport sur la situation des Droits de l’Homme en 2014.

Une fois n’est pas coutume, l’Algérie est remontée suite à la publication, le 25 juin dernier, du rapport américain sur la situation des droits de l’Homme en 2014. Un document dans lequel le Département d’Etat américain épingle l’Algérie sur une série d’atteintes aux droits de l’Homme, citant des cas de fraude électorale durant l’élection présidentielle 2014 et l’arrestation des chômeurs de Laghouat. Dans ce document long de 37 pages, les Américains font essentiellement trois reproches aux dirigeants algériens : une liberté de réunion et d’association restreinte, une justice partiale et un recours excessif à la détention provisoire.

Réagissant à la publication de ce Rapport, Alger tacle Washington sans ménagement. Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, ce lundi 6 juillet, le ministère des Affaires étrangères dénonce une « reproduction mécanique de stéréotypes ainsi que des références désuètes, d’appréciations partiales et de conclusions simplistes ». Une preuve de « l’esprit négatif » qui règne dans ce document américain ? Le département dirigé par Ratmane Lamamra regrette que la lutte anti-terroriste placée sous le nom mystificateur de « privation arbitraire et illégale du droit à la vie » dans le document américain.

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