Le gouvernement, par la voix du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, vient de signifier au Forum des chefs d’entreprises (FCE) une fin de non recevoir quant à se demande de mettre fin aux subventions de certains produits stratégiques.

S’exprimant dans un premier temps à propos du carburant, celui-ci dira : «Pour le moment, l’abandon des subventions sur le carburant n’est pas à l’ordre du jour», avant d’ajouter : «Nous allons continuer à dépenser mais nous devons veiller à gaspiller moins (…). Nous devons arrêter de gaspiller tous ces produits et ressources soutenus par l’Etat: sucre, huile, farine, électricité et carburant».

Ainsi, au moment où certaines mesures sont prises pour faire face à la chute des prix du baril, ce qui a conduit à la diminution, de près de la moitié, des recettes algériennes, les autorités ne veulent pas toucher aux subventions. Le FCE, lui, préconise l’octroi des aides directement aux nécessiteux, après avoir levé les subventions.

A cet effet, le premier argentier du pays a lancé un appel aux Algériens pour ne pas gaspiller ces produits de large consommation. Et si l’Etat ne veut pas toucher pour l’instant aux subventions, c’est parce que, ajoute le ministre, il dispose d’une marge de manœuvre importante en raison de la politique mise en application jusque-là et consistant au payement anticipé des dettes et l’instauration de réserves de changes importantes. «Nous avons pris des mesures d’ajustement budgétaire et de rationalisation des dépenses publiques. En plus de cela, nous allons mobiliser les ressources  qui sont actuellement en dehors des banques», a-t-il déclaré.

En d’autres termes, le gouvernement compte récupérer beaucoup d’argent avec la nouvelle mesure prise pour récupérer les fonds de l’informel.

Elyas Nour 

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