Malgré le moratoire que l’Algérie s’impose depuis 1993, les tribunaux continuent de prononcer des peines capitales, pour notamment des faits de terrorisme.

Selon un communiqué rendu public, le tribunal criminel près la Cour d’Alger a prononcé, durant les cinq premiers mois de l’année en cours, 42 peines capitales à l’encontre de terroristes impliqués dans des attentats meurtriers contre des civils et des éléments de l’ANP, des assassinats ou des kidnappings entre 1995 et 2014. Le tribunal criminel d’Alger a prononcé ces peines capitales lors de deux affaires de terrorisme, l’une le 17 février 2015 ou 26 inculpés, dont  le chef de l’organisation terroriste Aqmi, Abdelmalek Droukdel impliqué dans  plusieurs assassinats durant les années 90 à Alger et Boumerdès, ont été condamnés à mort, ajoute la même source.

Outre ces deux affaires, le tribunal criminel d’Alger avait traité depuis  le mois de janvier 2015, sept autres affaires liées au terrorisme, prononçant des peines allant de trois années de prison à la réclusion à perpétuité pour appartenance à des groupes terroristes activant à l’intérieur et à l’extérieur du pays, y compris  l’affaire du fils et frère du terroriste (abattu) Abdelhamid Abou Zeid.

Des peines capitales sont souvent prononcées, mais, depuis 1993, l’Algérie n’exécute plus ces sentences.

Essaïd Wakli

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