« l’Etat est responsable et le gouvernement a une  responsabilité politique dans la situation dramatique qui prévaut aujourd’hui à Ghardaia« . C’est par cette sentence que la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a entamé son discours d’ouverture à la rencontre de la commission de l’agriculture de son parti, organisée ce mercredi 8 juillet au village des artistes de Zéralda.
Louisa Hanoune estime ainsi que « tout le gouvernement devrait descendre à Ghardaïa« . « Dans n’importe quel autre pays qui se respecte, au premier coup de feu, le gouvernement intervient. Et chez nous, c’est à partir d’Alger, dans les bureaux bien calfeutrés, qu’on donne l’ordre à la police d’aller sur place », déplore-t-elle.
Et d’enchaîner en regrettant la gestion du ‘tout sécuritaire’ mise en place par les pouvoirs publics depuis l’éclatement des premiers affrontements intercommunautaires dans la vallée du M’zab. « Le gouvernement n’est pas allé là-bas, dénonce-t-elle, et l’armée est partout, mais de quoi allons-nous la charger encore ? ». Dans le même ordre d’idées, la patronne du PT estime que « l’Etat ne fait qu’envoyer l’armée et la police » et que les autorités politiques « sont incapables de résoudre le problème. »
Louisa Hanoune tire donc la sonnette d’alarme: « A travers les événements de Ghardaïa, c’est la dislocation   de notre pays qui est à l’ordre du jour. »   « Les jeunes ne sont pas des provocateur, mais des victimes. Ils se retrouvent otages d’une situation dont ils n’arrivent pas à s’extraire. On ne peut donc pas leur faire assumer cette responsabilité », soutient-elle.
 
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