Une initiative lancée sur Facebook par la page fan « Oran », pour mobiliser les Oranais aux fins de ne plus céder au racket des gardiens de parking autoproclamés. 

Le ras- le-bol des automobilistes, victimes du racket des parkings sauvages, a donné lieu à une initiative sur la page Facebook « Oran », possédant 600 000 fans. «  Ne donnez pas un sou à partir du 1er août », en est le slogan pour venir à bout de cette pratique abusive. Une invitation massive  à refuser l’offre « généreuse » et inutile de surveillance de ces racketteurs, devenue une obligation, en faisant appelle à un numéro : le 1055. La gendarmerie nationale pour soutien, « le numéro qui peut tout changer », est martelé pour rendre le refus plus fort. Une aide étatique conseillée, mais qui pourtant laisse souvent faire sous ses yeux.

Un soutien des autorités nécessaire

Cette campagne de sensibilisation fait écho  à la nouvelle mesure adoptée par le Conseil des ministres pour lutter contre l’économie parallèle, en proposant de faire rentrer dans le circuit formel, tous les fonds de l’informel. Mais les autorités sont- elles prêtes à jouer le jeu et enfin, soutenir la population contre cette pratique instituée, qui s’amplifie durant la saison estivale. Des plages publiques qui deviennent un business florissant à la haute saison permettant ainsi à ces jeunes de se faire un joli pactole de plusieurs milliers de dinars par jour sur le dos des automobilistes, dans l’illégalité la plus totale. Car si ce ras-le- bol s’exprime à travers l’initiative oranaise, il est courant à travers toute l’Algérie. Un phénomène qui traduit le plus souvent l’inaction de l’Etat. Ainsi ce « «coup de gueule » peut s’avérer vain, s’il ne s’accompagne pas d’un soutien officiel. Certains commentaires de la page le mettent ainsi en avant :

 S. Z. : «  Bonne initiative mais c’est risqué ! Je suis certaine que les « parckingueurs » vont faire des dégâts pour prouver que leurs présence est importante, surtout qu’ils gagnent des millions pendant la saison estivale. On n’a pas trop le choix si la loi est absente! »

 R. M. : « Apres de longues années de laisser aller, c’est aux services compétents (Apc, gendarmerie et police) d’agir et faire respecter la loi dans sa rigueur ; on laisse des voyous squatter des plages au détriment de l’état. »

S*. A. : « Si tu ne payes pas, le « parkingueur’ peut agir violemment et si tu te défends, il part à la police pour porter plainte . C’est la faute de l’état qui ne prévoit jamais de vais parkings »

Cette action des citoyens d’Oran peut s’avérer salutaire, si elle vient à se généraliser à d’autres régions du pays et si les pouvoirs viennent à la traduire par une action efficace sur le terrain.

Sara Grar