Ils étaient jeunes. Ils étaient patriotes. Ils avaient sacrifié leur jeunesse pour servir leur pays, le protéger et veiller à sa sécurité. Ils avaient décidé de mettre leur vie en danger dans cette guerre contre le terrorisme pour épargner à leurs compatriotes de vivre dans l’insécurité et la terreur. Et ce 18 juillet 2015, deuxième jour de l’Aïd El Fitr, ils ont été lâchement assassinés dans une embuscade tendue par un groupe terroriste dans une région fortement boisée et montagneuse d’Ain Defla.

Ces jeunes soldats sont morts à la fleur de l’âge. Ils sont morts aussi parce qu’ils « n’avaient pas de vraies armures protectrices » et « leurs armes étaient obsolètes », déplore à ce propos Akram Kharief, le responsable du site spécialisé secretdifa3.net.  « Pourquoi il n’y avait pas d’hélicoptère pour les couvrir et pourquoi aucune autorité ne s’est exprimée pour saluer leur sacrifice ? », s’est interrogé ce spécialiste des questions de Défense et de stratégie militaire. « La tenue du soldat algérien, le djoundi, n’a pas changé depuis le début des années 90. Nos soldats ne sont pas très bien outillés. Les responsables de notre armée dépensent tout leur budget dans les achats d’armes sophistiquées et des équipements lourds. Très peu d’argent est consacré à la formation et surtout aux équipements de base de nos soldats ordinaires », regrette cet expert dans une déclaration à Algérie-Focus.

Si ces jeunes soldats, piégés par un groupe terroriste, disposaient d’un équipement militaire correct et conforme aux normes internationales, ils auraient pu sauver leurs vies. Mais qui va demander une commission d’enquête ? La commission parlementaire de défense nationale qui n’ose même pas auditionner le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée, Ahmed Gaïd Salah ? Un débat national s’impose plus que jamais autour de la gestion de l’immense budget dont dispose notre armée. Mais en attendant, le temps est au recueillement. Et pour rendre hommage à la mémoire de ces jeunes soldats, nous publions les photos de quelques-uns d’entre eux afin que nul n’oublie leur sacrifice. Un sacrifice qui mérite bel et bien que notre armée leur décerne, à titre posthume, une médaille de bravoure.

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