Des vols charters permettront à partir du 11 et 12 juillet prochains à la communauté algérienne en France de rentrer au pays à des tarifs abordables.  C’est du moins ce qu’assure la petite compagnie Trans-Atlantic, qui vient de se lancer sur le marché franco-algérien du transport aérien. 

Cette compagnie privée spécialisée dans la supervision des vols entre la France et l’Algérie et la vente de vols charters, va lancer à partir du 11 juillet prochain une liaison ce type entre les deux pays. Tous les samedis et dimanches, des vols charters relieront ainsi l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (T3) à ceux d’Alger et d’Oran, indique Salim Fzeri, directeur des opérations chez Trans-Atlantic, dans une vidéo diffusée par Le Courrier de l’Atlas. Le coût du billet avoisine les 450 euros. Un prix qui demeure beaucoup moins cher que les 600, voire 700 euros que les voyageurs algériens doivent payer régulièrement durant la saison estivale, se réjouit Salim Fzeri. Ces vols charters seront organisés en partenariat avec Tassili Airlines, la compagnie algérienne filiale de la Sonatrach.

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Cette annonce et les tarifs affichés n’ont pas suscité que l’enthousiasme. Certains acteurs de la communauté algérienne en France ont exprimé leur déception. Salah Hadjab, porte-parole du Collectif contre la cherté des transports vers l’Algérie (CCTA), doute de l’efficacité de ces deux vols charters au regard de leurs prix qui demeurent à ses yeux « élevés ». « Tassili Airlines aurait pu annoncer l’ajout temporaire de deux lignes (24 vols à peu près) » au lieu de louer ces avions à une petite compagnie franco-islandaise, explique-t-il à Algérie-Focus en assurant que les véritables vols low-cost ne sont jamais facturés à 450 euros. D’après Salah Hadjba, la seule solution pour faire baisser les prix des billets d’avion au profit des voyageurs algériens est d’ouvrir le ciel algérien à « la concurrence réelle ».