Education nationale/ Nouria Benghabrit persiste et signe : « La derja à la première et deuxième année primaire »

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La ministre de l’Education nationale est catégorique: «La derja ne sera utilisée dans l’enseignement des élèves que pendant la première et la deuxième année primaire.» C’est ce qu’elle a déclaré au quotidien arabophone El Khabar.

Afin de lever toute équivoque, la ministre de l’Education nationale Nouria Benghabrit a assuré que le parler algérien ne sera pas la nouvelle langue utilisée dans le cycle fondamental pour remplacer l’arabe, mais uniquement pour aider les jeunes écoliers fraîchement scolarisés à apprendre progressivement la langue arabe « qui demeure la langue officielle de l’enseignement en Algérie », a-t-elle souligné.

Dans une interview accordée au quotidien arabophone El Khabar, Benghabrit maintient sa position quant à l’importance de l’usage de la langue maternelle dans le cycle primaire et ce, notamment, pendant les deux premières années, afin de communiquer avec l’élève et parvenir à le familiariser avec la langue arabe.

Revenant sur les recommandations de la Conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école, tenue en juillet dernier, la ministre a assuré que plusieurs spécialistes ont démontré l’intérêt de l’usage de la derja dans les premières années de scolarisation des enfants. « Nous sommes conscients que la constitution et la loi d’orientation de l’éducation confirment l’usage de l’arabe comme langue d’enseignement, mais nous avons proposé cette recommandation pour rassurer les tous petits et leur permettre de bien communiquer avec leurs enseignants, notamment pendant la 1e et 2e année primaire », a-t-elle précisé. « La derja est un moyen de communication qui sera utilisée pendant les deux premières années du primaire, elle ne remplacera pas l’arabe et les enseignants seront plus à l’aise en l’utilisant de façon officielle », a-t-elle ajouté.

S’agissant de la suppression de certaines matières comme l’histoire et la géographie ou encore l’éducation islamique, Mme Benghebrit a assuré qu’il ne s’agit que de rumeurs, puisqu’aucune matière ne sera retirée des examens de fin d’année, ni du programme scolaire.

Nourhane S.