Fidèle à sa ligne qui occulte systématiquement l’impact de la crise économique, le chef de l’Etat n’a fait aucune mention, dans son message lu par Azedine Mihoubi à Constantine, à la crise économique qui pointe son nez. Abdelaziz Bouteflika a préféré, dans un court passage consacré à l’Algérie d’aujourd’hui, aborder un « avenir incertain », sans préciser de quoi il s’agit.

«Je lance un appel à tous les enfants de notre pays à s’unir pour barrer la route à tous ceux qui veulent attenter à sa stabilité et le plonger dans l’inconnu », a-t-il simplement indiqué, se dédouanant de tout rôle de toute responsabilité dans ce qui arrive au pays. « Nous n’avons d’autre choix, face à un avenir incertain à l’échelle de la planète, que de nous armer des valeurs de notre religion et de puiser, dans les vertus de notre Révolution bénie et les sacrifices de nos glorieux martyrs, les meilleurs enseignements car telles sont les vertus qui ont bravé et vaincu l’injustice », a-t-il ajouté. La menace étrangère, la religion et le patriotisme ont été évidemment convoqués, à l’occasion, pour faire passer la pilule.

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Pour sa part, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a effleuré le sujet lors d’un point de presse organisé à Constantine. « Le défi majeur pour le gouvernement demeure celui d’édifier une économie nationale forte, tel est l’objectif sur lequel repose notre programme », a-t-il souligné,  avant d’ajouter qu’ «il n’est pas question que le citoyen algérien connaisse à nouveau la moindre situation de paupérisation ».

Mais signe d’une période de vaches maigres, Sellal n’a inauguré, lors de cette virée constantinoise, que de petits projets, dont…un jet d’eau.

Essaïd Wakli