À Constantine, les femmes divorcées sont très en colère et manifestent dans les rues. Pour cause, elles dénoncent les injustices qu’elles subissent au quotidien par les autorités concernées. Ces dernières refusent de leur accorder leur droit de bénéficier d’un logement social.

De nombreuses femmes divorcées sont confrontées à des soucis quasi-insurmontables. C’est le cas des femmes divorcées résidant à Constantine qui se sont rassemblées, hier mardi, devant le siège de la daïra, sis au boulevard Belouizdad. Le sit-in avait pour but, rapporte le correspondant local du Soir d’Algérie, de protester contre certaines pratiques des responsables des comités de quartier accusés de les avoir exclues des listes des bénéficiaires de logements sociaux.

Les manifestantes ont, en effet, réclamé leur droit à bénéficier d’un logement social au moment où une distribution a été opérée par la daïra de Constantine en catimini, certainement pour ne pas attirer l’attention de cette frange de la société marginalisée. Les femmes divorcées ayant observé ce sit in ont affirmé détenir, pour la plupart, des récépissés de la daïra de Constantine, mais retrouvent dans l’incapacité d’arracher ce droit, surtout en cette période de vacances où plusieurs responsables, dont le chef de daïra, sont en congé.

Pour exprimer son désarroi et son mécontentement, Saliha a assuré que ces logements sont « vitaux » pour les protestataires qui vivent souvent une situation instable, devant travailler pour des broutilles et porter le fardeau d’être divorcées dans une société rigoriste.

Aujourd’hui, plus de 1200 femmes divorcées attendent que autorités concernées daignent leur accorder leur droit de bénéficier d’un logement social qui demeure la seule garantie de stabilité.

Nourhane S.