Le sang des algériens est-il entrain d’être proposé au marché noir dans d’autres pays, notamment le Maroc et la Tunisie ? En tous cas l’affaire est prise très au sérieux au niveau officiel.

Aujourd’hui, le ministre tunisien de la Santé, Said Aidi, tout en démentant l’information selon laquelle des cliniques privés tunisiennes se fournissent en sang auprès de contrebandiers qui font sortir illégalement le précieux liquide organique d’Algérie, a affirmé néanmoins qu’une enquête à été ouverte.

Rappelons que le quotidien arabophone «Echourouk» a révélé, il y a quelques jours, qu’une enquête menée par les services du ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a abouti à la conclusion selon laquelle 7000 poches de sang, contenant chacune 500 millilitre, ont été sorties illégalement des hôpitaux publics algériens et des banques de sang pour être proposés, à des contrebandiers opérant dans les pays voisins. L’affaire est apparemment prise très au sérieux par les responsables algériens. Ce qui a fait réagir les plus hautes autorités tunisiennes.

En tout cas, ce n’est pas la première fois que ce type d’informations est révélé. Il y a quelques mois, les services de sécurité ont mis hors d’état de nuire plusieurs personnes qui détournaient du matériel médical des hôpitaux algériens pour être revendu dans d’autres pays. A maintes reprises, des rumeurs ont circulé sur le trafic du sang. Cette fois-ci, les choses se confirment apparemment.

Elyas Nour