« Les émigrés algériens piétinent les lois algériennes alors qu’ils se montrent disciplinés à l’étranger ». C’est le titre d’un article du quotidien arabophone Echorouk, un média d’obédience islamiste, qui a soulevé une vague d’indignation chez de nombreux Algériens établis à l’étranger. 

Dans cet article, Echorouk accuse tout simplement les « émigrés de harceler les femmes dans les rues, de porter atteinte à l’intégrité des employés des administrations publiques » ou de « conduire en état d’ivresse » et de « salir les plages » ! Ce média arabophone va jusqu’à s’appuyer sur quelques statistiques sorties de leur contexte pour généraliser, outrancièrement, des stéréotypes méprisants à l’égard de la communauté algérienne établie à l’étranger.

Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, l’association Algériens des deux rives et leurs amis (ADRA) a dénoncé cet article « haineux ». Le président de cette association basée à Paris en France, Yougourthen Ayad, estime que cet article d’Echorouk relève d’une campagne médiatique portant gravement « atteinte et préjudice à la communauté algérienne établie à l’étranger ».

« La communauté nationale établie à l’étranger voue un amour sans condition pour son pays d’origine. Ce constat n’est, absolument plus, à prouver. Cette presse diffamatoire et donneuse de leçons n’a pas le droit d’insulter gratuitement et impunément les six millions d’algériens en leur imputant tout l’incivisme qui mine l’Algérie. Nous ne sommes pas des sauvages ! », s’indigne encore notre interlocuteur.  « Cette communauté dénigrée par ce média national a participé activement à l’indépendance du pays lors de la révolution du 1er Novembre et elle continue à apporter son soutien financier au développement économique du pays », rappelle Yougourthen Ayad.