L’Office national des statistiques (ONS) confirme la mauvaise santé de l’économie algérienne. Dans des chiffres rendus publics, hier mercredi, il est confirmé que la croissance algérienne hors hydrocarbures a fléchi en 2014 à cause, notamment, d’un rétrécissement de la croissance de l’Agriculture et du bâtiment.

En 2014, le PIB hors hydrocarbures a connu une  décélération avec un taux de croissance de 5,6% contre 7,1% en 2013, annonce l’ONS. Ce dernier indique qu’avec une croissance de 2,5% en 2014 par rapport à l’année précédente,  le secteur agricole a réalisé « le taux de croissance le plus bas depuis 2009 ». Ce constat est confirmé lorsqu’il est observé que le PIB hors agriculture a connu une amélioration, puisque son taux de croissance a nettement augmenté, passant à 3,9% en 2014 contre 2,3% en 2013. Selon la même source, la croissance de la production agricole a été « fortement affectée », en 2014, par la forte baisse de la production céréalière (-30%) après celle de 2013 (-4%).

Même le secteur industriel, dont la part au PIB algérien reste inférieure  à 5%, sa croissance s’est vue légèrement reculer à 3,9% en 2004 contre 4,1%  en 2013, en raison notamment d’une baisse d’activité dans les secteurs des ISMME (Industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques et électriques), ajoute le document.

Malgré un soutien massif de l’investissement public, le secteur du BTPH a été de nouveau confronté à une croissance légèrement moindre avec un taux de croissance de 6,9% contre 7,1% en 2013 (8,6%  en 2012).

La tendance risque de se renouveler cette année.

Essaïd Wakli

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