Le conseil national du Mouvement démocratique et social (MDS) a organisé, aujourd’hui, un hommage à la mémoire d’El Hachemi Chérif, l’ancien chef du parti, au cimetière de Miramar, Commune de Rais Hamidou, où il est enterré.

Décédé il y a dix ans, le 2 août 2005, le parti a tenu à rappeler, dans un communiqué, tout l’héritage que celui-ci a laissé pour la postérité. «Son itinéraire, son expérience et ses capacités auront permis de forger une ligne de changement radical et un instrument, le MDS. Ils lui auront survécu malgré les tourments de la répression, de l’isolement médiatique et partisan conséquents de la volonté du pouvoir d’aller vers une bipolarisation du champ politique ainsi que de la crise d’adaptation au nouveau contexte tant national qu’international», indique le MDS, avant d’ajouter : «Notre camarade a laissé un Mouvement dont la vocation de gauche est sans cesse réaffirmée dans la radicalité du projet et dans la proximité des luttes. Car l’enseignement qu’il a légué est non seulement théorique mais également pratique. C’est de manière vivante, loin des incantations, que le MDS assume cet héritage, en menant l’activité la plus exigeante sur tous les plans».

Après avoir rappeler les différentes étapes de l’évolution du parti, du PAGS au MDS, en passant par Ettahadi, le conseil national du MDS signale que «telle une bougie, El Hachemi Chérif s’est consumé pour éclairer le combat de la famille qui avance, mais, malgré la maladie qui le rongeait, il croyait dans l’avenir, pour son pays et pour son parti». «Il disait avoir une confiance absolue dans son peuple et savait aussi qu’après une période de flottements le MDS reprendrait le flambeau avec la même détermination. Dix ans après, les militantes et les militants restent forts de leur engagement tandis que tous les jours de nouvelles forces les rejoignent. C’est un hommage à tous ceux qui ont perdu la vie pour l’indépendance nationale et sauver la République des griffes de l’islamisme. C’est la meilleure reconnaissance de la fidélité au sens du combat de notre défunt camarade», ajoute-t-on encore.

Elyas Nour

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