La wilaya d’Oran vient de prohiber l’usage des jet-skis sur son littoral. L’instruction d’interdiction a été notifié cette semaine aux loueurs de ces engins nautiques.

La wilaya d’Oran a décidé d’interdire l’utilisation des jet-skis sur sa côte après les drames qui se sont succédé durant la présente saison estivale : deux décès en moins de 20 jours. D’autres accidents mortels ont eu lieu les années précédentes dans la daïra d’Ain El-Turck, notamment sur la plage des Dunes. Cette décision vient en réponse aux multiples demandes d’élus et aux alertes lancées par la presse locale sur les dangers que représentent les jet-skis.

Face à l’ampleur des accidents et des réclamations, le Wali d’Oran Abd El Ghani Zaalane a instruit une commission de sécurité afin de prendre en charge ce problème début août, avec une potentielle interdiction à la clé. C’est désormais fait. « Nous avons adressé cette notification d’interdiction de navigation à tous les exploitants de jet-skis, mais les particuliers sont aussi concernés. Une mesure qui semblait plus que nécessaire face à ce danger » , a déclaré le service de communication de la wilaya d’Oran à Algérie-Focus.

Une réglementation qui fait défaut

Aucune réglementation précise n’encadre l’utilisation des jet-skis. S’il est impératif de posséder un permis spécial pour conduire ces engins, activité qui n’est pas considérée officiellement comme un sport nautique; dans les faits, personne ou presque ne s’y conforme. La location des jet-skis, pour sa part, se fait sans autorisation particulière. « Une pièce d’identité suffit. Après tu le loues le temps que tu veux. Avec ou sans moniteur, à toi de voir », confie un loueur sur la plage des Dunes. Ce défaut de permis et le manque de régulation de l’activité sont, à priori, les principales causes des accidents.

Par ailleurs, les zones de baignade ne sont pas dotées d’un balisage clair ni de couloirs permettant la rentrée et la sortie des jet-skis, sans exposer les baigneurs au danger. Notons que sur le terrain, l’utilisation des jet-skis reste effective et la mesure d’interdiction n’est pas encore prise au sérieux.

Sara Grar

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