Que se passe-t-il au niveau du stade du 5 Juillet ? Pourquoi les différents organismes chargés de son homologation refusent de donner leur onction à sa remise en service? Pourtant, le 4 du mois écoulé, le Premier ministre, lui-même, avait annoncé sa réouverture après d’importants et coûteux travaux de réfection.

Certains hauts responsables, dont le ministre des Sports de l’époque, Mohamed Tahmi, n’avaient pas apprécié la décision de Mohamed Raouraoua, président de la FAF, de continuer à domicilier les matchs de l’équipe nationale au stade de Blida, alors que le 5 Juillet était prêt. Sauf que, plusieurs semaines plus tard, la LFP (Ligue de football professionnel) renonçait à y faire jouer des matchs de championnat. en effet, après avoir annoncé, dans un premier temps, que les derbys algérois allaient s’y jouer avant de faire machine arrière.

Hier, dans une déclaration à l’APS, le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, a indiqué que le CTC (Contrôle technique de la construction) n’avait pas certifié les travaux. Cela signifie, en clair, que les travaux, qui ont duré près de deux ans, puisque le stade a été fermé en septembre 2013, suite à la mort de deux supporteurs, et qui ont été suivis par deux départements ministériels, le Sport et l’Habitat, en sus du Premier ministre, ont été mal faits.

Kerbadj a annoncé, dans la foulée, que la commission d’homologation des stades, qui l’a déjà visité et avait émis des réserves, devrait l’inspecter une nouvelle fois cette semaine. Il s’agit de constater si les réserves formulées ont été prises en compte ou non. D’ici là, des matchs à haut risque entre clubs de la capitale devront se tenir dans des stades qui ne conviennent plus à ce genre de confrontations.

Elyas Nour