Comme de coutume, les gardes communaux sont aux avant-postes dans la lutte contre le terrorisme. Le porte-parole de la coordination qui porte leurs revendication, Lahlou Aliouat, monte au créneau pour dénoncer l’organisation par l’ancien chef de l’AIS, bras armé du FIS, Madani Mezrag, d’une université d’été à Mostaganem, au mépris des lois de la République et du sentiment de ses victimes. Lahlou Aliouat fustige le silence des pouvoirs dans une conjoncture marquée par l’augmentation du risque terroriste à nos frontière. Il annonce, par ailleurs, la tenue d’un rassemblement de protestation contre les gesticulations de Madani Mezrag. Entretien.
Algérie Focus: Comment avez-vous réagi à la tenue de l’université d’été de Madani Mezrag dans la wilaya de Mostaganem ?
 
Lahlou Aliouat: Cette action ne doit pas passer inaperçue. Et nous ne devons pas non plus nous taire et rester silencieux, parce que notre silence équivaut un piétinement de la mémoire de nos valeureuses victimes du terrorisme. De même que nous considérons que cette action comme un putsch contre la réconciliation nationale. Ce criminel doit normalement être jugé. Dans les années 90, il était recherché et sa photo était affichée dans toutes les brigades de gendarmerie. Aujourd’hui, il est devenu une personnalité nationale. C’est pitoyable et déplorable. 
Comment avez-vous réagi au silence du gouvernement par rapport au fait que Mezrag ait organisé cette activité sans obtenir d’autorisation de la part des autorités locales de Mostaganem ?
 
On s’étonne du silence de l’Etat par rapport  à cette question. C’est un terroriste, un criminel qui, au lieu de s’avancer vers le peuple algérien pour demander des excuses pour les massacres qu’il a commis dans les années 90, il continue à lancer des défis alors que nos plaies ne sont pas encore cicatrisées. Nous dénonçons le silence du pouvoir qui n’a pas réagi à cette action. Le ministre de l’Intérieur doit réagir impérativement, surtout dans la conjoncture actuelle où nous sommes menacés à nos frontières par Daech. C’est étonnant et choquant que dans un contexte marqué par l’assassinat de militaires à Ain Defla, à Batna et en Kabylie, on voit ce terroriste réapparaître à chaque fois.
 
Comment avez-vous réagi aux déclarations de Mezrag selon lesquelles  personne ne va l’empêcher de faire de la politique ?
 
Nous sommes choqués, d’autant plus qu’il n’existe pas de lois contre le terrorisme. Notre revendication est de consacrer la résistance et la lutte contre le terrorisme dans la constitution. Sinon ce sera le chaos.
 
Pour quelles raisons organisez-vous une rencontre le 20 août prochain à Bouira ?
 
Entretien réalisé par Omar Soltani
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