Que se passe-t-il à la Société nationale du transport routier (SNTR) ? Après la journée de protestation, organisée lundi, le syndicat de l’entreprise menace de recourir à la grève, «dont la date et la durée seront arrêtées au moment voulu».

Et pour cause, la tutelle, le ministère des Transports, refuse de répondre favorablement aux doléances des travailleurs qui s’articulent autour du rejet d’un projet de «réorganisation restreint» qui serait en train d’être concocté par le président de la SGP Fidber (Société de Gestion des Participations de l’Etat Transports Terrestres), la structure à laquelle est affiliée l’entreprise. Le projet en question vise, selon le syndicat, à «réduire et à disloquer le groupe».

Rappelons que la SNTR se définit comme le «groupe leader national du transport et de l’industrie logistique». Le 23 août dernier, une réunion s’est tenue au siège du ministère des Transports entre le ministre lui-même, des cadres gestionnaires de l’entreprise et des représentants des travailleurs. Ces derniers sont sortis déçus de la rencontre  puisque ‘ «aucune avancée palpable» de la part de la tutelle, par rapport à la revendication des travailleurs, n’a été constatée. D’où la décision des syndicalistes du maintien de la journée de protestation d’hier et la menace de recourir à la grève.

Selon le syndicat, ce projet de réorganisation a été déjà présenté au CPE (Conseil des participations de l’Etat), ce qui, ajoutent les syndicalistes, réduirait «toute possibilité de recours». En somme, les représentants des travailleurs de la SNTR expriment la crainte que le sort de leur entreprise ne soit déjà scellé.

Elyas Nour