Hafida a 13 ans. Elle est malade et réclame les soins nécessaires pour en finir avec les douleurs qui rongent son corps tout frêle. Hafida a demandé un droit élémentaire. Pourtant, sa souffrance a été confrontée à l’indifférence des responsables de l’hôpital qui ont tout bonnement refusé de la prendre en charge, sous prétexte «qu’ils n’avaient plus rien à faire pour elle». Cela se passe encore dans notre pays, en 2015.

Plusieurs citoyens se sont mobilisés, dimanche, devant la direction de la santé de la wilaya de Djelfa pour réclamer des explications aux responsables de l’hôpital et solliciter l’intervention du ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, après l’expulsion du CHU de Djelfa d’une jeune malade, âgée de 13 ans, venue réclamer des soins.

Après le scandale de la maternité de Constantine, révélé par un reportage de l’ENTV et qui a fait couler beaucoup d’encre, voilà un nouveau scandale qui ne passera certainement pas sous silence. Il s’agit du cas de la jeune Sangra Hafida Farah, 13 ans, originaire de Djelfa, amputée du pied droit et atteinte d’une maladie qui ronge encore sa jambe.

La jeune fille s’est adressée à l’hôpital de Djelfa pour réclamer les soins nécessaires. Seulement, elle a été rejetée sous prétexte que le personnel médical de cette structure sanitaire ne pouvait rien faire pour elle.  Le père de Hafida explique au micro de la chaîne de télévision El Bilad TV, que sa fille a déjà subi une opération chirurgicale en mars 2015. Elle est restée hospitalisée pendant 36 jours, mais demeurait toujours souffrante et son cas ne faisait que s’aggraver. Face à cette situation, le père est revenu vers l’hôpital public de Djelfa, mais il a été confronté au refus catégorique de la chef de service qui a juré que la malade n’entrera plus jamais dans son service.

Hafida est la dernière victime de la négligence, de la mauvaise gestion et du laisser-aller des responsables du secteur de la santé. Au moment où le ministre de la Santé, Abdemalek Boudiaf, assurait, en réponse à la polémique déclenchée suite à la diffusion du reportage choc sur la maternité du CHU de Constantine, que «le secteur de la santé se portait bien en Algérie, le cas de la jeune Hafida vient prouver le contraire.

Des malades continuent à souffrir du laisser-aller de certains responsables qui imposent leurs propres règles pour gérer leurs services. Le ministère de la Santé doit absolument réagir pour mettre fin à la gestion anarchique de certains CHU.

Nourhane S.

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