Accidents de voiture en Algérie

Ce ne sont pas les véhicules vétustes qui sont à l’origine des accidents, mais plutôt les plus récents. C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, Abdellah Laghrieb, directeur général de l’Etablissement national du contrôle technique automobile (ENACTA).

Sans donner de statistiques, celui-ci était d’accord avec la conclusion selon laquelle le contrôle technique a eu un faible impact sur le nombre des accidents de la route. Ceci dans la mesure où ce sont les conducteurs des véhicules les plus récents qui font preuve de témérité sur les routes. Il faut souligner que les véhicules neufs ne sont pas soumis à ce contrôle pendant deux ans. Par la suite, comme pour tous les autres véhicules, il faut refaire le contrôle chaque année.

Néanmoins, certains «contrôleurs» s’adonnent à des pratiques illicites en délivrant à des automobilistes des certificats de «complaisance». Ce qui n’a pas été nié par Abdellah Laghrieb. «Une dizaine de contrôleurs ont fait l’objet d’un retrait définitif de l’agrément, il y a également des retraits provisoires et nous continuerons à sévir», a-t-il indiqué.

Il faut rappeler que le contrôle technique des véhicules a été imposé en 2003. Depuis lors et jusqu’au mois de juillet de l’année en cours, 27 millions de véhicules ont été contrôlés. «Des décisions d’immobilisation ont été prises à l’encontre de 230.000 véhicules», a déclaré le DG de l’Enacta. Toutefois, certains véhicules notamment des bus, assez vétustes, continuent à rouler, sans que leurs propriétaires ne soient inquiétés, avec tous les risques que cela engendre.

Elyas Nour