Plusieurs milliards de dollars ont été dépensés pour une autoroute dont les travaux de réhabilitation n’en finissent pas et certains tronçons resteront fermés pour un moment encore. Et c’est un officiel qui a fait ce constat, même s’il a tenté de nuancer un tant soit peu.

En effet, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio Algérienne, le ministre des travaux publics, Abdelkader Ouali, a déclaré : «Les 175 kilomètres en travaux de l’autoroute Est-Ouest seront livrés au mois d’octobre prochain, à l’exception du tronçon de Lakhdarïa qui connait un très grave problème de glissement de terrain et nécessite des solutions très complexes, puisqu’il s’agira de réaliser 5 ponts enfouis. Pour des exigences de qualité et de durabilité, ces ouvrages, seront achevés au mois de juin 2016», a t-il encore ajouté.

Sous d’autres cieux, un tel constat aurait conduit à des enquêtes. Comment un tronçon d’une autoroute est achevé, ouvert à la circulation, pour qu’il soit, par la suite, refermé, une nouvelle fois, pour subir d’autres travaux ? Qu’en est-il de tous les budgets alloués à ce tronçon ? Rares sont les enquêtes qui ont été diligentés pour dilapidation de l’argent public, puisque c’est de cela qu’il s’agit.

Il faut rappeler, à ce titre, le «scandale» lié au contournement de Djebel Ouahch (wilaya de Constantine), un tunnel qui a été fermé aussitôt après avoir été ouvert à la circulation. A ce propos, le ministre indique que «le taux de réalisation est de 75 %». Selon lui, ce tronçon de 13 kilomètres sera livré  vers le mois d’octobre prochain.

En somme, autoroute algérienne Est – Ouest a ingurgité un budget colossal qui  fait d’elle l’infrastructure routière la plus chère au monde, selon les spécialistes.

Elyas Nour