Au lendemain de la tragique bousculade survenue à Mina, à la Mecque, dont le bilan est de 717 morts, parmi lesquels sept Algériens, et 863 blessés, le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa s’est déplacé sur place afin de s’enquérir de la situation et tenter de comprendre ce qui s’était réellement passé.

Selon la version officielle des faits, au moment où les pèlerins se trouvaient sur le site de Jamarat pour effectuer le rituel de la lapidation de Satan, il y a eu une rencontre inattendue entre deux flux de pèlerins, l’un quittant le site tandis que l’autre venait d’arriver en sens inverse le long d’une rue de 12 mètres de large. Cette collision imprévisible serait à l’origine de la catastrophe la plus meurtrière dans l’histoire du hadj. Cependant, à en croire Mohamed Aïssa, « les Algériens qui sont morts n’étaient pas parmi les groupes qui se sont rencontrés ».

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D’après le ministre des Affaires religieuses, qui s’appuie sur des témoignages de hadjis algériens, le campement des Algériens ne se trouvait, toutefois, pas loin du site où se déroulait le rituel. « Les campements algériens sont limitrophes du quartier dans lequel s’est produit le drame. Les pèlerins ont pénétré dans nos camps et ils ont créé un vent de panique », a-t-il affirmé. M. Aïssa assure que les hadjis algériens n’ont pas quitté leur campement, mais ils ont été affectés par le drame en voyant le nombre de cadavres s’entasser suite à la bousculade. Le ministre a ainsi salué la bravoure de plusieurs pèlerins algériens n’ayant pas hésité à participer au sauvetage des blessés. Il a, en outre, souligné qu’une cellule de crise a été installée sur place afin de prendre en charge psychologiquement les pèlerins et leurs familles. Des imams ont par ailleurs été instruits « de se rapprocher davantage des hadjis pour les rassurer et les apaiser ».

Nourhane S.