Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a laissé entendre  dans une allocution prononcée ce dimanche 20 septembre à l’ouverture de la rencontre organisée par le Conseil national économique et social (Cnes) sous le thème du « Défi de la résilience à l’exigence de l’émergence de l’économie algérienne », que les Algériens doivent devenir des « bons citoyens ». 

« L’agent public est au service du citoyen et non pas son tuteur ou son inquisiteur. Le bon citoyen ne gaspille pas le pain, l’eau et l’énergie car si ces choses n’ont pas de prix, elles ont quand même un coût », a précisé Sellal dans son discours. Ces propos sont un message adressé directement aux Algériens. Un message qui sonne comme un rappel à l’ordre adressé à une société dont l’insouciance et l’incivisme risquent de compromettre sérieusement l’avenir du pays.

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Cependant, Sellal a nuancé, plus tard, ses propos en affirmant qu’en Algérie, « nous n’avons ni dogme ni a priori. Ce qui est bon pour nos concitoyens, nous le faisons. Nous sommes pour un Etat fort, régulateur d’une société libre dans ses initiatives et solidaire des plus faibles ». Solidaire, certes. Mais, exigeant aussi puisque Sellal semble exprimer son ras-le-bol contre la fainéantise qui mine notre société. « Il faut travailler plus et il faut que notre regard sur le travail change. Il y a une différence entre partir travailler et partir au travail », a-t-il dit à ce sujet.