Invité par le CNES comme expert, l’ancien PDG de Sonatrach a effectué une étrange sortie médiatique. Lors de son passage, lundi, sur les ondes de la chaîne 3 de la radio publique, Abdelmadjid Attar a notamment pointé du doigt la hausse de la consommation de l’énergie dans le pays. A titre d’exemple, il citera les raccordements des villages au gaz de ville.

« Il faut arrêter cette distribution de gaz un peu partout. On est en train d’amener le gaz dans n’importe quel village, dans n’importe quelle cité », a déclaré Abdelamdjid Attar. « Est-ce qu’on aura du gaz à donner à ces villages et à ces cités dans 30 ans ou 40 ans ?  Je ne pense pas. », a indiqué l’ancien ministre des Ressources en eau. En contrepartie, il préconise l’utilisation des énergies renouvelables pour alimenter les foyers algériens en énergie.

Plus grave, l’homme prévoit un sombre avenir pour la situation énergétique du pays. « On prévoit d’augmenter la production de gaz d’ici 3 ans avec à peu près 16 milliards de M3, qui vont venir des gisements du Sahara ouest. (Avec) La croissance de la consommation gazière du faite de l’augmentation (de la consommation ndlr) de l’électricité  et de gaz de ville, ces 16 milliards couvriront à peine la demande nationale », a-t-il indiqué.

Abdelamdjid Attar a par ailleurs révélé que certaines interventions mentionnées lors de la rencontre du CNES ont été « virulentes » et « directes ». « Certains experts se sont attaqués directement au premier ministre », dit-il.

E. Wakli