Les dos d’âne ne correspondant pas aux normes sont très répandus à Alger. De ce fait, ils représentent un véritable danger pour la sécurité des automobilistes et l’intégrité de leurs véhicules.

Selon les normes requises en la matière, un dos d’âne doit en effet mesurer quatre (04) mètres de long, faire moins de 10 cm de haut et présenter une saillie d’attaque inférieure à 5 mm. En outre, il doit être érigé exclusivement dans des zones où la vitesse est limitées à 30 km/h. Or, à Alger, la réalité est tout autre puisque pas moins de 1440 ralentisseurs hors normes ont été recensés dans la capitale par les services concernés.

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Ainsi, au lieu de contribuer à la sécurité routière, ces dos d’âne deviennent un facteur de danger supplémentaires sur les usagers de la route. Ils sont parfois à l’origine d’accidents et ils causent souvent de sérieux dommages aux véhicules. A ces anomalies dans ces ouvrages s’ajoute le problème de leur signalisation. Cette dernière est, dans la plupart des cas mal faite, ou carrément inexistante. D’ailleurs, sont nombreux les automobilistes qui en ont fait les frais.
Les autorités en charge de ce dossier se rendent à l’évidence et reconnaissent la prolifération de ces dos d’âne dangereux. À ce sujet, le directeur des travaux publics de la wilaya d’Alger, M. Rabah Ismaïl, insiste sur la nécessité de mettre fin à l’édification des ralentisseurs hors normes. « Nous avons fait un recensement à travers toutes les communes de la wilaya et nous avons recensé plus de 1440 dos d’âne qui ne sont pas conformes aux normes. Nous avons engagé une opération pour la reprise de l’ensemble de ces cas », a-t-il expliqué dans une déclaration accordée à la Chaîne III de la Radio nationale.

Nourhane S.