La filière mathématique n’a pas la place qu’il lui faut en Algérie et les élèves sont de plus en plus faibles en la matière. Tel est le constat dressé par le ministère de l’Education nationale qui s’est appuyé sur les résultats des examens de la 5ème, du BEM et du Baccalauréat.

A cet effet, la première responsable de ce département, Nouria Benghebrit, a plaidé, aujourd’hui, pour une révision de la méthode d’enseignement des mathématiques, en marge d’un cours de préparation des élèves aux  olympiades des mathématiques. D’ailleurs, selon elle, ces olympiades «sont une occasion pour remettre en question l’enseignement des mathématiques dans notre pays, notamment au démarrage, à l’école  primaire».

Benghebrit a estimé que la méthode actuelle est «atteinte de la maladie de la mémorisation». En d’autres termes, l’élève fait de moins en moins appel à la réflexion, se contentant de mémoriser ce qu’il a appris à l’école.

Par ailleurs, la ministre a fait remarquer qu’il y a de moins en moins d’élèves qui optent, au lycée, pour la filière mathématique. Elle a indiqué, dans ce sens, que 3% seulement des candidats au Baccalauréat 2014 – 2015 ont concouru dans cette filière.

Il faut rappeler que Benghebrit s’est donné comme objectif de mener une véritable réforme dans l’Education nationale. Elle avait évoqué, il y a plusieurs semaines, lors d’une rencontre consacrer au bilan des examens de fin d’année, qu’il était nécessaire de revoir la méthode d’enseignement, notamment en incluant les langues maternelles lors des deux premières années au primaire. Ce qui lui a valu des attaques en règle de la part du courant islamo conservateur.

Elyas Nour