Le chômage continue à prendre de l’ampleur en Algérie. Pour preuve, ils sont près de 16% de jeunes diplômés algériens qui se trouvent actuellement sans emploi. Le chiffre a été annoncé par le directeur général de l’emploi au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, Fodil Zaïdi.

 M. Fodil Zaïdi a affirmé que le taux du chômage des diplômés en Algérie est toujours important. Il est estimé, selon lui, à 16%. Ce taux est plus bas que pour les diplômés de la formation professionnelle « directement opérationnels », selon lui. Pour expliquer ce taux élevé de chômage chez les universitaires, M. Zaïdi a souligné que les formations universitaires dispensées ne correspondent pas aux besoins des entreprises. C’est le contraire dans le domaine de la formation professionnelle qui prépare les jeunes à se frayer une place dans l’univers du travail.

Pour réduire ce taux de chômage chez les diplômés, le responsable, intervenant sur les ondes de la chaîne 3, lors de l’invité de la rédaction a assuré que son département travaille en étroite collaboration avec l’enseignement professionnel afin d’orienter certains profils vers des nouvelles formations afin de mieux s’adapter aux exigences du marché.

Mettant l’accent sur le succès et l’apport positif des dispositifs d’aide à l’emploi, il a confirmé que depuis le lancement, en 2008, du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, environ 1,4 million de jeunes universitaires en fin d’études ont été placés dans diverses entreprises.

Par ailleurs, il a souligné l’engagement du ministère du Travail dans la stimulation et la régulation de l’investissement afin de développer la création d’entreprises et partant les possibilités d’emploi. Il a fait d’autre part état de l’existence de quelque 400 000 micros entreprises qui emploient près de 600 000 personnes. Concernant les secteurs où le plus de profils sont demandés, il a assuré qu’il s’agit des secteurs du bâtiment, de l’industrie, de l’agriculture et des services.

Démentant le fait que plusieurs jeunes ayant contracté des crédits pour la création de micro-entreprises se volatilisent dans la nature et ne remboursent pas leur crédit, M. Zaïdi a déclaré que sur les 16 064 micro-entreprises recensées, la majorité des crédits ont été remboursés. Il a, par ailleurs, précisé qu’il existe en Algérie 70 000 étrangers titulaires d’un permis de travail, activant pour la majorité d’entre eux dans les secteurs des travaux publics et du bâtiment.

Nourhane S.

Notez cet article