Les Algériens, notamment ceux qui vivent dans les grandes villes, en premier lieu la capitale, font face quotidiennement au calvaire de la circulation routière. Pour plus d’un, la multitude de barrages routiers, dressés par les différents services de sécurité, police et gendarmerie, y sont pour beaucoup.

Même si, dans bien des cas, cela n’est pas totalement vrai, il est clair, toutefois, que ces barrages accentuent la pression sur certains tronçons routiers, créant des bouchons monstres, comme c’est le cas à l’entrée Est d’Alger. A cet effet, et pour atténuer un tant soit peu ce problème, les services de sécurité sont entrain de mettre sur pieds une nouvelle stratégie sécuritaire, comme l’a indiqué le quotidien arabophone «El Khabar» hier, qui consiste à miser beaucoup plus sur le renseignement, en ce qui est de la lutte contre le terrorisme et la contrebande. Dans ce sillage, plusieurs barrages seront levés.

Selon ce journal, au total il y a 163 977 barrages routiers, de la police et gendarmerie, à travers le territoire national. Durant les seuls trois dernières années, de 2012 jusqu’à ce jour, il y a eu 19534 barrages supplémentaires. Il faut rappeler que la multiplication de ces barrages routiers a commencé, pour des raisons sécuritaires au début des années 90.

L’année dernière, les autorités de la wilaya d’Alger avaient, par exemple, procédé à l’ouverture à la circulation de plusieurs artères, abritant des institutions étatiques ou sécuritaires, fermées depuis des années pour les mêmes motifs. Les responsables des services de sécurité se sont apparemment rendus à l’évidence que nombre de ces barrages sont devenus inutiles.

Elyas Nour

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