Le secteur de la formation professionnelle n’attire plus. Malgré le chômage et la déperdition scolaire, les centres de formation professionnelle (CFPA), notamment ceux spécialisés dans des métiers manuels, sont loin d’être complets. C’est Mohamed Mebarki, ministre de la Formation et de l’Enseignements professionnels qui le dit : Sur une offre de 20 à 30 postes, seuls 4 à 5 stagiaires s’inscrivent pour une formation de plombier ou dans des métiers du bâtiment.

Lors de son passage ce dimanche sur les ondes de la Radio nationale, le ministre a en effet indiqué que « des entreprises ne trouvent pas de main d’oeuvre qualifiée. Cela n’est pas, estime-t-il, de la faute de la formation professionnelle, mais c’est dû au manque d’engouement des jeunes ». Il a ainsi fait savoir que sur 1200 centres de formation professionnelle que compte le pays, « 600 proposent des spécialités liées au bâtiment ».

Mohamed Mebarki explique ce manque d’engouement chez les jeunes par plusieurs facteurs. Entre autres, la pénibilité. Face à ce problème, le ministre préconise le retour à l’enseignement professionnel et surtout la réhabilitation des lycées techniques à travers notamment l’établissement du baccalauréat professionnel. « Nous avons soumis un certain nombre de propositions au gouvernement. On attend que la question soit tranchée », souligne-t-il.

Interrogé sur la meilleure manière d’attirer plus candidats à ces métiers, le ministre a rétorqué que la décantation se fera « lorsque des jeunes ne trouveront pas de débauchés » car à ce moment-là, d’après lui, « ils seront obligés de chercher à se former et à se doter d’un métier d’avenir ».

A souligner que la rentrée de la formation professionnelle aura lieu le 27 septembre prochain. Cette année, plus de 200 000 stagiaires y sont attendus.

Essaïd Wakli

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