Avec 33.527 chercheurs mobilisés entre 2008 et 2012, l’Algérie enregistre une moyenne de 894 chercheurs par million d’habitants. Notre pays demeure ainsi en deçà de la moyenne universelle en la matière, qui est de 1.080 chercheurs par million d’habitants.

 L’objectif de la loi 98-­11 du 22 août 1998, modifiée et complétée, portant loi sur l’orientation et le programme à
projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique n’a donc pas été atteint, mais juste « approché », comme il est souligné dans un bilan de mise en œuvre dudit programme soumis à l’Assemblée populaire nationale (APN) et repris par l’APS.

D’après le même document, le nombre d’enseignants-chercheurs est passé de 15.000 en 2007 à plus de 25.000 en 2012, soit une progression de 80% en cinq ans. Mais en dépit de cette évolution quantitative très significative, il n’en demeure pas moins que sur le plan qualitatif, il n’y a pas eu d’amélioration, voire il y a eu une régression, à en croire nombre de spécialistes.

L’absence de transparence et le favoritisme qui caractérisent les concours d’accès à la post-graduation ainsi que dans l’attribution des bourses de stage à l’étranger réduisent à néant la possibilité d’avoir de futurs chercheurs de qualité, la compétence n’ayant pas prévalu durant tout le processus de formation au bout duquel l’on atteint ce statut. Preuve en est le niveau médiocre de l’université algérienne, censée être le lieu d’incubation de ces chercheurs.

Le document sus-cité nous apprend ainsi que 2.842 projets ont été concrétisés durant le même quinquennat au titre de 34 Programmes nationaux de recherche (PNR). L’on ne précise toutefois pas la nature de ces projets. Néanmoins, il est fort à parier que ces projets réalisés seraient très modestes, voire nuls, comparativement à ceux réalisés par des chercheurs d’autres nationalités, à commencer par nos voisin maghrébins. Certes, il y a quelques chercheurs algériens qui se sont distingués par des travaux reconnus au niveau mondial. Ces derniers sont toutefois  des cas exceptionnels comme il en existe partout. D’ailleurs, la plupart d’entre eux ont fui l’interventionnisme, la bureaucratie, le piston, les conditions de travail et de vie lamentables pour se consacrer à leurs travaux sous des cieux plus clément. En effet, près de 1.000 chercheurs issus de la communauté nationale établie à l’étranger ont été sollicités par les autorités pour qu’ils contribuent à la promotion de la recherche scientifique dans leur pays d’origine.

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