Abdelaziz Bouteflika réagit officiellement et publiquement aux « égarements » de Madani Mezrag. Dans un discours adressé aux Algériens à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, le chef de l’Etat a rappelé « les limites » de la loi.

« Nous relevons aujourd’hui des propos et des actes inappropriés de la part de certains bénéficiaires des dispositions de la Concorde civile, que nous préférons qualifier d’égarements, mais face auxquels nous tenons à rappeler les limites qui doivent être respectées et sur lesquelles l’Etat sera intransigeant », a-t-il indiqué sans ambiguïté.

Abdelaziz Bouteflika a profité de cette occasion pour rendre hommage aux éléments de l’armée et il cite particulièrement les éléments du DRS. « En votre nom à tous et en mon nom personnel, je salue le courage, la  bravoure et l’abnégation des soldats, sous-officiers et officiers de l’Armée  Nationale Populaire, ainsi que des sous-officiers et officiers des Services  de Renseignement de la Gendarmerie Nationale et de la Sûreté Nationale, qui  poursuivent au quotidien la lutte contre le terrorisme et veillent à la protection  des personnes et des biens », écrit-il.

Abdelaziz Bouteflika prévoit également de prolonger les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. C’est (…) pour moi l’occasion de renouveler l’appel de la Patrie  clémente aux égarés qui voudront se ressaisir et abandonner la voie du crime,  pour bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la Réconciliation  nationale. Je renouvelle cet appel au nom d’un Etat fort et au nom du Peuple, car nous sommes une Communauté de croyants », écrit-il encore.

 Essaid Wakli