Undated photo released by 'Al Qaida in the Islamic Maghreb' (AQMI - Al Qaida au Maghreb Islamique) on the internet and showing training and work of terrorist Al Qaida groups in Algeria. In the first week of September 2007, two major suicide attacks stroke Algeria and one of them targetted President Bouteflika motorcade. Photo by Balkis Press/ABACAPRESS.COM

Quelques jours après l’annonce, par Madani Mezrag, de son intention de créer un parti politique, la gendarmerie frappe fort. Six terroristes, d’anciens repentis de l’Armée islamique du Salut (AIS), ont été arrêtés, ces derniers jours près de Jijel. Âgés entre 40 et 56 ans, ils étaient en détention d’armes de tous types.

Selon des informations fournies par la Gendarmerie, les terroristes arrêtées activaient dans les maquis de Jijel. Ils ont repris le maquis durant les années 2000. Pourtant, ces terroristes et leurs acolytes, qui ont déposé les armes en 1997, ont été «réhabilités» d’abord par la Concorde civile qui a mis un cadre juridique à la trêve signée en 1997 et « graciés » par Abdelaziz Bouteflika en janvier 2000.

Ces interpellations sont donc un signe que le groupe entourant Madani Mezrag n’est pas aussi « clean » qu’on le pense. Pis, cela démontre également que beaucoup de terroristes repentis ont repris les maquis depuis leur reddition.

L’annonce de Madani Mezrag de vouloir fonder un parti politique a suscité une véritable levée de boucliers dans l’opinion. Des partis politiques, y compris des islamistes, ont dénoncé la politique des deux poids deux mesures des autorités qui laissent faire un ancien terroriste et interdisent l’activité à des partis politiques légaux.

La loi sur la Concorde civile et celle de la Réconciliation nationale, adoptée respectivement en 1999 et 2005, ont permis à des milliers de terroristes (25 000 au début de la crise dans les années 1990) de déposer les armes et de réintégrer la société.

Essaïd Wakli