« L’agriculteur ne trouve pas de travailleurs. L’investisseur ne trouve pas de travailleurs. Il faut arrêter de mentir aux Algériens. Il faut leur dire qu’ils doivent maintenant de travailler pour préserver l’avenir du pays ». C’est avec ces mots qu’Ahmed Ouyahia a parlé de la crise économique qui obscurcit les perspectives de l’Algérie.

Selon le chef de cabinet de la Présidence de la République et le patron du RND, c’est aux citoyens Algériens de prendre maintenant leur destin en main au lieu de compter uniquement sur le soutien social de l’Etat. « Dans nos fermes, les chinois récoltent nos fruits et légumes alors que nos jeunes subissent la misère en Espagne », dénonce Ahmed Ouyahia qui responsabilise ainsi les Algériens ordinaires face à la crise qui risque de plomber l’avenir du pays. Le premier responsable du RND a reconnu aussi que l’Algérie a perdu presque « 50 milliards de dollars de recettes » suite à la chute des prix du pétrole ces deux dernières années. « Fort heureusement, nous ne sommes pas très endettés. Mais sachez que le jour où nous allons solliciter le FMI, ce jour-là nous aurons une épée de Damoclès au-dessus de la tête », prévient le chef de cabinet de la Présidence de la République qui rappelle les misères endurées par les Algériens durant les années lorsque l’Algérie avait recouru au FMI. « Le 31 décembre 1995, le prix de la baguette de pain coûtait un 1 DA. Le lendemain, le 1er janvier 1996, elle coûtait 750 Da. L’étranger n’a aucune pitié pour les Algériens. Il voudra uniquement récupérer son argent », avertit enfin le chef du RND qui appelle les partis politiques à expliquer aux Algériens la nécessité d’accepter une augmentation de certaines taxes pour éviter « l’effondrement du pays ».

 

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