Vidéo. Disparus/ Le cri de détresse d’une mère éprouvée

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Zahra Boucharef est la mère d’un fils kidnappé et disparu depuis 1995. Elle le recherche encore, 20 ans après. Zahra n’a pas perdu l’espoir de retrouver un jour Riad ou, du moins, connaître son sort. À l’occasion de la Journée Internationale des personnes disparues, célébrée chaque année le 31 août,  France 24 lui a donné la parole. Elle réclame des autorités plus qu’une indemnité financière. « Où avez-vous jeté mon fils ? », voilà la question perpétuelle que ne cesse de poser la vieille dame, éreintée par le temps, mais boostée par l’espoir.

Si pour les autorités algériennes le dossier des personnes disparus de la décennie noire est clos, pour les mères des quelque 7 200 disparus, le combat pour faire éclater la vérité et connaître le sort de leurs enfants demeure toujours d’actualité.

À l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues, France 24 a donné la parole à Zahra Boucharef, une mère endeuillée depuis des années, mais qui ne parvient pas à faire le deuil de son fils, car son corps n’a jamais été trouvé. « Un témoin, qui a déclaré connaître mon fil,s m’a raconté qu’il a été torturé et laissé pour mort. Cependant, je réclame que l’Etat me dise la vérité. Tant que je n’ai pas le corps de mon fils, je continuerai à croire qu’il est vivant », a-t-elle déclaré dans un témoignage émouvant.

Pleurant la disparition de son fils, cette malheureuse mère aurait souhaité que son fils soit toujours près d’elle. «J’envie les parents qui vont visiter leurs enfants en prison. Qu’est-ce que j’aurais donné pour le voir vivant, même emprisonné », a-t-elle ajouté.

Zahra dont le fils a été arrêté, à l’âge de 20 ans, en 1995, n’est pas la seule à réclamer vérité et justice. De nombreuses mères sont mortes sans connaître le sort de leurs proches disparus. Elles ne nous ont laissés que des photos après leur décès », ajoute-t-elle.

Une indemnisation financière est-elle suffisante pour faire oublier à ses Algériennes leurs fils, leurs maris, leurs frères ? Certainement pas. Pour ces familles de disparues, le combat continuera  jusqu’à ce que des enquêtes approfondies soient menées sur ce dossier classé par les autorités.

والدة مفقود جزائري “أين رميتم لي ابني؟”

Posted by ‎فرانس 24 / FRANCE 24 Arabic‎ on lundi 31 août 2015

Nourhane S.