Les pouvoirs publics semblent ne pas savoir sur quel pied danser en matière d’organisation territoriale. Dans une déclaration faite, hier, en marge d’une visite de travail qu’il a effectué dans la wilaya d’Oran, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a indiqué qu’une réflexion est en cours actuellement pour accorder à certaines grandes villes, comme Alger, Oran ou Constantine, un statut de «grande wilaya».

En d’autres termes, l’Etat vaut relancer le concept de «gouvernorat» appliqué, entre 1997 et 2000 à la wilaya d’Alger. Le Gouvernorat du grand Alger, dénomination officielle de l’époque, avait un statut singulier par rapport aux autres wilayas, et son «gouverneur», Chérif Rahmani en l’occurrence, avait le statut de ministre. C’est Bouteflika, moins d’une année après son élection, qui a décidé de mettre un terme à ce «Gouvernorat» jugeant que c’était plutôt un «Etat dans un Etat» et que le «gouverneur» avait des prérogatives démesurées.

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Les autorités semblent désemparées quant à la gestion des grandes villes qui nécessitent des moyens considérables. D’ailleurs, Noureddine Bedoui a annoncé la généralisation de la forme de wilaya déléguée à tout le pays. Cela touchera les Hauts-Plateaux en 2016 et le Nord en 2017.

L’opération avait commencé au début de l’année dans le sud du pays. L’objectif était, dans le cas des wilayas sahariennes, de rapprocher les citoyens de l’administration, étant donné que dans ces régions là, certaines localités sont à des centaines de kilomètres du chef lieu de leur wilaya.

Elyas Nour