Economie/ Le défaut d’efficacité dans la décision plombe la diversification

0
251

Si l’Algérie n’arrive pas à construire une économie indépendante des hydrocarbures, c’est par défaut d’efficacité dans la prise de décision de la part de l’Etat. C’est le constat qu’a dressé le président de l’Association des exportateurs, Ali Bey Nasri, invité de la rédaction sur la radio Chaîne 3, hier mardi.

Appelant à la nécessité de passer du stade des propositions à celui de l’action, le président de l’Association nationale des exportateurs Algériens (ANEXAL) n’a pas manqué de citer des alternatives pour asseoir une économie hors hydrocarbures qui mette à l’abri l’Algérie. Cette dernière, trop dépendante des hydrocarbures, devrait se libérer en ouvrant grand le champ vers la relance économique.

Pour le Président de l’ANEXAL, cela ne se fera que si l’Etat entame la promotion de plusieurs filières. A ce propos, il a rappelé les conclusions d’une rencontre consacrée à la relance économique, qui avait sérié une quarantaine de filières à promouvoir, lesquelles n’attendent plus qu’à être « coordonnées et traduites sur le terrain ».

Il met l’accent, en premier lieu, sur la nécessité de «produire en utilisant les avantages comparatifs du pays». Il cite à cet effet l’exemple du gaz, exporté à l’état brut, dont la valorisation pourrait, selon lui, permettre de substituer pour un milliard de dollars de dérivés les importations et d’asseoir en même temps une industrie exportatrice de ces produits.

L’intervenant considère, par ailleurs, qu’avant de prétendre à exporter, il faut au préalable «être compétitif chez soi». Pour asseoir cette compétitivité et obtenir de la valeur ajoutée, le pays utilisant beaucoup d’inputs importés, il préconise d’aller vers une industrie à haute valeur ajoutée.

Pour le président de l’ANEXAL, il faudrait penser à exploiter toutes les potentialités de l’Algérie dont les ressources minières, mais également les filières mécaniques, électromécanique, chimique, pharmaceutique et agricole, «demandant, toutes, à être valorisées».

Appelant à construire une décision économique, il a assuré que le défi de l’Algérie est de parvenir à «diversifier, densifier, améliorer la compétitivité du pays. Malheureusement, pour lui cette décision est absente et il faudrait la construire en urgence afin de sortir de cet état de dépendance aux hydrocarbures.

Déplorant la non application de plusieurs décisions prises en 2011 dans le cadre d’une Tripartite organisée «pour mettre le cap sur l’exportation», il a assuré que le pouvoir devrait s’assurer de l’application de ces décisions.

Nourhane S.