Faute d’adhésion partisane, Amar Saadani se tourne vers d’autres acteurs. Afin de ramener un maximum de «partisans» à son initiative de constituer un front national de soutien au Président Bouteflika, le secrétaire général du FLN ouvre la porte à tout le monde. Et faute de politiques, Saâdani tente de séduire des hommes d’affaires et des associations proches de son parti.

Pour cela, le secrétaire général du FLN, qui a réuni jeudi l’instance de coordination de son parti à Alger, a prononcé une allocution à l’ouverture de la réunion de l’instance de coordination  du parti dans laquelle il a précisé que l’initiative nationale « n’est pas une initiative personnelle et n’a pas pour objectif  l’accès à des postes gouvernementaux ». « C’est une initiative dont le but est de mettre en oeuvre le programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et renforcer le front interne, notamment  en cette période que traverse l’Algérie », a-t-il expliqué.

Le SG du parti FLN a appelé les partis politiques « y compris ceux de  l’opposition, la société civile, la presse, les universitaires, les notables  et les personnalités politiques à enrichir le programme de cette initiative afin de concrétiser ses nobles objectifs ». Une autre preuve que Saadani est très mal inspiré. Sinon, comment faire croire que des partis de l’opposition puissent venir composer un conglomérat de partis qui soutiennent le chef de l’Etat ?

Si Saadani fait ainsi feu de tout bois, c’est parce que ses partenaires politiques n’ont jamais accepté de marcher dans sa démarche. Alors que l’homme a lancé une initiative pour regrouper les partisans du chef de l’Etat, des responsables de formations politiques ont tout de suite décliné son invitation. C’est le cas de Ahmed Ouyahia qui veut lancer son propre groupe. Le chef du RND veut ainsi retourner à l’ancienne configuration de l’Alliance présidentielle et en être le chef.

Le secrétaire général du RND n’est pas le seul à refuser l’offre de Saadani. Même le président du MPA, Amar Benyounès, a indiqué que « lors des élections de 2017, chacun jouera pour son compte ». Autant dire que l’offre de Saadani n’intéresse personne.

 

Essaïd Wakli