Des milliers de citoyens sont appelés, dès ce dimanche matin, à retirer les ordres de versement pour la deuxième tranche de leurs logements. L’opération, organisée par le ministère de l’Habitat, ne démarre pas sur de bonnes bases. Surtout pour les souscripteurs au programme Logement promotionnel public (LPP). Une majorité de ces derniers, à l’exception des anciens souscripteurs AADL versés dans la nouvelle formule, ont été surpris d’apprendre que la deuxième tranche est fixée à un million de dinars. Une somme qui n’est pas à la portée de la majorité des citoyens qui ont postulé à cette formule. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs indiqué qu’ils vont surseoir à l’idée d’un logement dans le cadre de la formule LPP.

Pour marquer une nouvelle fois leur mécontentement, les souscripteurs à cette formule, officiellement au nombre de 49 000, ont décidé d’organiser, lundi, un nouveau sit-in devant le siège de l’entreprise ENPI (Entreprise nationale de promotion immobilière). Ils estiment qu’ils ont été floués par les responsables. Chose que les dirigeants de l’établissement public et ceux du ministère de l’Habitat réfutent. Ils estiment qu’il s’agit là « d’une opération commerciale » et non « de distribution de logements à optique sociale ».

En attendant, le ministère de l’Habitat a pris les devants et mis en ligne des listes quotidiennes des souscripteurs qui devront récupérer l’ordre de versement. Cela se poursuivra jusqu’au 29 octobre.

Par contre, la tension est moins palpable –du moins pour l’instant- chez les souscripteurs au programme AADL. Car, ce sont les anciens souscripteurs au programme de 2001 et 2002 qui vont commencer à payer leur première tranche. Les montants de celle-ci varient de 130 000 DA pour un F4 et 100 000 DA pour un F3.

Pour les souscripteurs au programme AADL 3 de 2013, ils devront attendre encore quelques semaines, voire des mois, avant de pouvoir payer la deuxième tranche et probablement choisir leurs logements.

Essaïd Wakli

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