Les pouvoirs publics font part de leur intention de sévir contre les «gros» pollueurs. Ils sont au nombre de 85 dans la capitale seulement.

Le directeur des ressources en eau de la wilaya d’Alger, Amirouche Ismaïl, a adressé des mises en demeures à plusieurs unités industrielles de la capitale qui continuent de déverser leurs «déchets» dans l’Oued El Harrach et le lac de Reghaia. D’autres missives, indique-t-on, vont leurs être adressées prochainement.

Ces unités industrielles sont sommées de se doter de mini stations d’épuration. Dans le cas où leurs responsables ne mettent pas en application ces mesures, des sanctions, peuvant aller jusqu’à la fermeture, seront prises. Les usines visés sont implantés dans les zones industrielles de Baba Ali, El-Harrach, Oued S’mar, Baraki, Gué de Constantine et Beni H’midine.

Il existe 622 unités recensées qui déversent des déchets. Mais 573 d’entre elles ne nuisent pas à l’environnement. En revanche, il y a 85 usines dont les déchets sont dangereux. Et seuls 17 entreprises ont mis en place un système d’épuration de déchets. Ce qui signifie que 68 unités déversent des déchets polluants et nocifs pour l’environnement et ne disposent aucunement de stations ou systèmes d’épuration.

Signalons que les entreprises les plus polluantes se comptent parmi les fabricants du médicament, même si c’est les plus anciens qui sont concernés, les nouveaux ayant majoritairement opté pour des stations d’épurations, une cimenterie sise à El Harrach, des fabricants de cuir, qui utilisent des produits chimiques, ainsi que des entreprises ayant un grand parc automobiles (camions). Toutes ces sociétés déversent directement leurs déchets à l’Oued El Harrach ou le Lac de Reghaia pour celles qui sont situées à la zone industrielle de Rouiba. Ces rejets anarchiques entravent même l’opération d’assainissement de l’Oued El Harrach.

Elyas Nour