La violence à l’encontre des femmes ne cesse de prendre une dimension inquiétante. À la veille de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, coïncidant avec le 25 novembre de chaque année, les crimes abjects dont sont victimes de nombreuses Algériennes se multiplient. 

Dans le quartier Kara d’Es-senia, à Oran, un homme a tranché la tête de son épouse et l’a exhibé dans la rue, a rapporté le quotidien Réflexion. Ce crime effroyable a jeté l’émoi au sein de la population de la métropole de l’Ouest, qui demeure toujours sous le choc. Des témoins, surpris, ont souligné la nature calme du mari avant qu’il ne décide d’enfermer ses trois enfants dans une chambre et de commettre son horrible forfait.

Les éléments de sécurité, alertés par les citoyens, se sont déplacés sur les lieux du crime où ils ont découvert le corps mutilé de la victime et les gamins dans un état de terreur extrême. Actuellement, le mari, en fuite, est recherché par les éléments de la police. Les raisons qui ont poussé le mari à ce crime, restent mystérieuses, a-t-on précisé.

Ce crime, faut-il le noter vient s’ajouter à une série de drames dont les victimes sont des femmes. Il y a quelques jours, Razika Cherif, une femme de M’sila, a été tuée par son agresseur parce qu’elle avait rejeté ses avances.

A Kouba, un homme répondant au nom de Boulem âgé de 44 ans a assassiné sa femme de 35 ans, suite à une altercation. Ce mari « jaloux » a mis fin aux jours de sa femme en tirant, à bout portant, quatre coups de feu dans la nuque et trois autres dans la poitrine.

L’année dernière, une jeune femme et ses deux filles âgées de 8 et 4 ans avaient été tuées à leur domicile au quartier de Télémly à Alger- Centre.

Les cas de violence extrême à l’encontre des femmes font régulièrement la Un des médias. Et en dépit de l’ampleur que prend ce fléau, les autorités demeurent laxistes et les lois peinent à être appliquées. Pour preuve, le projet de loi réprimant la violence à l’encontre des femmes demeure bloqué par les sénateurs conservateurs au niveau de la chambre haute du Parlement. Combien de femmes devraient encore mourir pour que nous prenions enfin conscience de l’ampleur de ce mal qui gangrène l’Algérie et pour que l’Etat joue enfin son rôle de protecteur des citoyens ?

Nourhane. S

Notez cet article