Le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a déclaré, aujourd’hui, dans un entretien paru dans les colonnes du quotidien arabophone «El Khabar», que le «transporteur», Tahkout Mahieddine, qui fait déjà dans le transport universitaire, au côté de l’Etusa, a été autorisé à introduire pas moins de 1000 bus sur le marché du transport public algérois.

Cette énorme flotte renseigne sur les intentions de celui qui détient le monopole du transport des étudiants à Alger. Selon toute vraisemblance, Tahkout veut investir ce secteur non pas pour faire de la figuration, mais pour avoir une véritable position hégémonique.

Si les usagers peuvent accueillir la nouvelle avec satisfaction, du moment qu’ils auront à faire, dans l’avenir, à une entreprise en bonne et due forme, ce ne sera pas le cas des transporteurs privés dont la survie est en jeu. 1000 bus sur le marché signifie la mort de dizaines d’entre eux.

Il est vrai, toutefois, que le transport public dans la capitale pose problème puisque les «privés» ne respectent pas majoritairement leurs cahiers de charges. Horaires selon l’affluence (des gares routières complètement désertes dès 17 h 30 dans certains cas), absence d’hygiène, délais d’attentes très long au niveau des arrêts et bus aux allures de reliques, sont autant de griefs retenus par les usagers contre ces transporteurs privés.

Elyas Nour 

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