L’ambassade d’Algérie à Paris, a fêté, hier mercredi, le 61e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale dans une ambiance somptueuse, une soirée qui a certainement dû coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros, au moment où l’Algérie traverse une sérieuse crise financière et où une stratégie d’austérité est engagée. L'Association algérienne des deux rives et leurs amis (ADRA) a dénoncé, dans un communiqué, la démesure qu’adopte la diplomatie algérienne lors de la célébration de ce genre de fêtes et le gaspillage qui les caractérisent, alors que le peuple entier est appelé à «serrer la ceinture».

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l'Association Algérienne des deux rives et leurs amis (ADRA) a dénoncé le gaspillage dont fait preuve la diplomatie algérienne, alors que «26 000 étudiants algériens en France sont dans la précarité, sans oublier les milliers de nos concitoyens qui souffrent pour se faire délivrer le passeport biométrique», précisent les membres d’ADRA dans un communiqué.

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En effet, à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire du déclenchement de la Révolution, l’ambassade d’Algérie à Paris, a organisé, hier mercredi, à 19h et jusqu’à minuit, une réception somptueuse au pavillon Dauphine et « dans laquelle le champagne coulait à flots ».
Face à ce gaspillage, résultat d’une mauvaise gestion, l’association dénonce la dilapidation de deniers publics, alors que le peuple est contraint de subir les retombées de la stratégie d’austérité adoptée, depuis peu, par le gouvernement en raison de la chute du prix du pétrole. Dénonçant cette injustice sociale, ADRA assure dans son communiqué que tant que le système régnant actuellement se veut «autocratique et sourd à la revendication. Notre beau pays, va sans dire atteindre le fond tant que les gouvernants et des ambassadeurs organisent de longues soirées placées sous le signe de la gabegie».

L’association interpelle les décideurs algériens, sourds à la misère et la précarité dans laquelle se trouve des milliers de citoyens, des sans domicile fixe, des personnes vivant dans des zones éloignées privées de leurs droits élémentaires ainsi que «ceux qui subissent de pleins fouets la misère et les dysfonctionnements des institutions publiques comme les hôpitaux, les écoles, les universités et les administrations », soulignent les membres d’ADRA.

Nourhane S.