Malgré la politique franchement marquée par l’austérité qu’il adopte, le gouvernement est apparemment obligé de rappeler, à chaque fois, aux responsables d’être plus regardants quant aux dépenses de leurs secteurs respectifs.

Dans une nouvelle instruction, datée de la fin du mois d’octobre, le premier ministre, Abdelmalek Sellal a rappelé, une nouvelle fois, aux membres du gouvernement et autres responsables que « dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques», il leur est demandé de «veiller personnellement» à ce que «les organismes et administrations» sous leur autorité « fassent preuve de plus de rigueur » dans la gestion des dépenses publiques.

Plus, Abdelmalek Sellal s’est même senti « obligé » de préciser le taux d’économie à réaliser. Il recommande de réduire de 4% les dépenses de fonctionnement et de 90% les dépenses consacrés aux achats de fournitures et de téléphone.

C’est la énième fois que le Premier ministre se voit ainsi obligé de rappeler aux responsables la nécessité d’être vigilants quant aux dépenses publiques. Dans un premier temps, Abdelmalek Sellal se limitait à demander l’annulation ou le gel des projets non lancés. Puis, les adresses du Premier ministre devenaient récurrentes et portaient de plus en plus sur la « rationalisation » des budgets, autrement dit sur des mesures de franche austérité.

Des projets importants ont déjà été « gelés » à cause de la baisse des ressources financières du pays. En 2016, très peu d’investissements publics seront lancés, marquant ainsi un début effectif d’une ère d’austérité.

Essaïd Wakli

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