Nouria Benghabrit, ministre de l’Education nationale, a fait savoir, mercredi depuis Paris, lors de la 38e conférence générale de l’Unesco, que l’élève algérien doit développer « des anticorps contre l’intolérance et toutes les formes de violence et d’intégrisme ». 

« Il s’agit, aujourd’hui, d’apprendre aux enfants comment différencier une information crédible d’une fausse information, (…) de développer des anticorps contre l’intolérance et toutes les formes de violence et d’intégrisme », a-t-elle proposé, ajoutant qu’il y a lieu, par ailleurs, « d’inculquer à l’enfant l’esprit critique ». « Aujourd’hui, plus que jamais, si notre système éducatif ne donne pas les compétences nécessaires à un jeune de choisir, de traiter, de critiquer, il constituera le terreau où viendront naturellement s’arrimer toutes les haines, l’exclusion de l’autre et le radicalisme », a-t-elle encore expliqué.

Elle préconise, enfin, de garantir un enseignement de « qualité à tous les élèves », car « il ne suffit pas d’ouvrir une école à l’enfant, mais nous avons l’obligation d’assurer des contenus, un savoir-être, un savoir-faire essentiels qui puissent le préparer aux défis auxquels il sera confronté », a-t-elle affirmé.

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