Sur les 60 milliards de dollars d’importations en 2014, 18 milliard de dollars, soit 30%, ont fait l’objet de transferts illicites. C’est ce qu’a déclaré le ministre du Commerce Bakhti Belaïb, ce dimanche sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale.

 «En Algérie, les entreprises étrangères sont moins impliquées dans les transferts illicites » liés aux surfacturations des produits importés, a affirmé le ministre du Commerce, Bélaïd Bakhti, ce dimanche sur les ondes de la Chaîne III. Plusieurs importateurs algériens sont impliqués dans ce fléau en créant, ajoute le ministre, des « sociétés écrans », à travers lesquelles ces nationaux jouent le rôle de vendeurs et d’acheteurs à la fois et se chargent de transférer illégalement des devises du pays, de l’ordre de 30% «de la facture globale des importations, qui était de 60 milliards de dollars en 2014 », soit l’équivalent de pas moins de 18 milliards de dollars.

Attribuant le titre de délinquants économiques aux nationaux responsables de ce fléau, le ministre a fait état de chiffres inquiétants témoignant de l’ampleur de « cette délinquance ».

Bélaïd Bakhti a, par ailleurs, balayé d’un revers de main l’idée selon laquelle les entreprises étrangères sont les plus impliquées dans le transfert illicite de devises. Citant quelques chiffres relatifs à ce phénomène, il a précisé que durant le premier semestre de l’année 2015, il a été relevé plus de 24.000 constats d’infraction, constatés pour plus de 40 milliards de dissimulations du chiffre d’affaires, induisant le blocage aux frontières de 24.000 tonnes de marchandises ne répondant pas aux normes, et la poursuite en justice d’une centaine d’importateurs indélicats.

S’agissant de la décision arrêtée mercredi par le gouvernement d’instaurer des licences d’importation sur une quinzaine de produits phares pesant lourdement sur la balance des paiements, le ministre a salué cette décision assurant qu’elle est le seul moyen pour instaurer la transparence et mieux organiser les transactions effectuées par les opérateurs économiques.

Nourhane S. 

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