Après des mois d’expectative, le procès du général Abdelkader Aït-Ouarabi, dit Hassan, se tiendra le 26 octobre prochain au tribunal militaire d’Oran, apprend-on de sources judiciaires.

L’ancien chef de la lutte anti-terroriste, arrêté en août dernier chez lui, va connaître, pour la première fois, les chefs d’accusation dont il fait l’objet. Il va également connaître l’origine de la poursuite dont il fait l’objet. Car, trois mois après son arrestation, l’ancien officier supérieur du DRS (Département de renseignements et de sécurité) ne connaît pas l’origine de la plainte dont il fait l’objet. Ses avocats ne cessent de réclamer la divulgation du dossier complet de leur mandant.

Mardi, l’un des avocats du militaire, à savoir Mokrane Aït-Larbi, a demandé la convocation de plusieurs témoins, dont le général Toufik, le chef hiérarchique d’Abdelkader Aït-Ouarabi. La justice reprocherait à Hassan « l’insubordination ». Or, seul le général Mohamed Mediène peut permettre ce témoignage. Il était le chef hiérarchique du général Hassan.

Après avoir été placé en détention à la prison militaire de Blida, le général Hassan a été transféré, la semaine dernière, vers la ville d’Oran où il va être jugé. Le code de la justice militaire indique en effet que qu’un tribunal neutre doit être choisi parmi les cinq que compte la justice militaire à travers le pays.

Essaïd Wakli

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